THe eLeCTRiC PRuNeS : “you NeVeR HaD iT BeTTeR” & “I HaD Too MuCH Too DReaM (LaST NiGHT)”

Electric Prunes - France

Comme c’est mon anniv’ aujourd’hui je fais ce que je veux. Yes I can and yes I do !
Que voici donc une vidéo. C’est qu’en ce moment, voyez-vous, je vidéote pas mal. Une vidéo dégotée sur “TonTube”, c’est original, et extraite de “Bouton Rouge” (ex “16 millions de jeunes”), c’est bien aussi ! La présence de Pierre Lattès, le diji au début puis à 5 :21 c’est lui, en témoigne. C’est même marqué “Bouton Rouge” dans les décors. Si ! A l’arrière-plan. Vu ? Alors, comme ça, il n’y a plus aucun doute.
Enregistré à la fin 67, très probablement dans la deuxième quinzaine de décembre 67. C’est dire si c’est la fin 67.
Et c’est donc du vrai “différé” comme on disait alors.

Les connaisseurs auront reconnu les Electric Prunes, sans Kenny Loggins, normal c’est des “connoisseurs”, les Prunes, groupe psyché mid-sixties (West-Coast), dont l’historique est impossible à faire, tellement qu’il était à géométrie variable. C’est pas les seuls et y’a bien pire dans le genre.
Précisons, pour les “pas connoisseurs”, que les Prunes n’avaient pas franchis l’Atlantique pour des… riens. Le groupe était en tournée européenne avec un Q.G. basé à Londres qui devenait dès lors le centre névralgique de leurs escarmouches continentales.
Car non contents de franchir l’Atlantique, ils franchissent le Channel et viennent à Paris où ils enregistrent pour “Dim Dam Dom”. Les bandes (“Great Banana Hoax” et “Long Day Fly”) seront diffusées sur la deuxième chaîne, le 14 janvier 1968. Paraît que depuis, elles ont été effacées ou détruites ou ce que vous voulez, enfin bref, elles sont introuvables.
Horreur, panique, terreur, angoisse.

Mais, ouf, miracle (on reprend son souffle, on respire) : coup de bol inouï, il subsiste toujours celles de “Bouton Rouge” mises en boîte dans la foulée de celles de “Dim Dam Dom”: “You Never Had It Better”, terrific et enchaîné, au ciseau de montage, avec “I Had Too Much To Dream (last Night)”, un tout petit pelo mou du genou par rapport à celui qui le précède. Surtout le “Oh ! No” d’intro qu’est complètement hors-sujet. Mais, c’est pour renâcler un peu, et puis c’est mon anniv’ et je fais ce que je veux en plus de ce que je peux. Et toc !
Par contre, il manque un peu de résonance à la fin, c’est un peu cut, mais on s’en fout. Ça pourrait quand même faire sortir une ouïe experte de son pavillon ….
Mais c’est grand. Fouyaya,  que c’est grand !
Franchement, c’est même totalement carton cartonnage. Top moumoutte, quoi….  Et pas qu’un peu.
D’autant que la performance est filmée live. Et que les shows, notamment lors des incursions suédoises, entre autres celle du 14 décembre, balancés par le groupe lors de cette tournée sont proprement restés dans la légende. Ils existent en CD (“Stockholm 67”) et sur TonTube.

Alors, on imagine ce que ça pouvait donner en cette période où les audaces (on en était pas encore à l’outrage, mais ça allait venir) étaient presque toutes permises.
On admirera le matos, les grattes (le Bigsby sur la Les Paul) fuzzées, la Précision fumée (comme les lunettes), le papo claque pré-Beefheart. Et l’electric auto-harp. Ça rigole pas.
A l’arrivée, et avec le recul du temps une chose se confirme : en matière de son et de musique, d’inventivité et d’imagination, quand ils le voulaient, les Prunes étaient bien les seuls rivaux crédibles de 13th Floor Elevators.
Oui bon d’accord, les Seeds aussi !

Tiens au fait, comme ça, en passant : la fameuse “Mass in F-Minor” des Prunes, bien elle est en toile de fond de la B.O. d’une production franco-italienne, tournée en 68 par Nadine Trintignant, “Le Voleur de Crimes“, un nanar comme on savait les faire en ce temps-là.
Les couche-tard ont pu le revoir dans la nuit de samedi à dimanche sur Action vers minuit trente.
Moi chuis tombé dessus par hasard. Le hasard fait bien les choses.
Tu l’as dit Bigoudi.
Ouèche !

Professor BeeB HôPô

6 Commentaires

  1. Qu’est-ce que j’aimerais retrouver une séquence où notre groupe fut filmé sur la scène du Golf-Drouot en remplacement d’un groupe anglais réputé qui fut tellement catastrophique que le réalisateur décida de les ignorer… et monta un reportage en deux parties consacré aux amateurs de rock fifties – surnommés les “Pionniers” – et qui se réunissaient chaque samedi au Golf.

  2. Également un très beau témoignage sur la façon de filmer d’une époque.
    J’aime ces plans très ( trop?) serrés et les jeux de profondeur de champ qui manquent cruellement aux vidéos et photos “boring” et lisses de notre temps.
    Vidéastes et photographes du 21e millénaire, de grâce, rapprochez-vous et ouvrez vos diaphragmes!

  3. Merci beaucoup de tes bons goûts musicaux,et autres, ET surtout de les partager
    Tu as sûrement beaucoup de bons points communs avec toutes ces belles personnes
    Good soul et Respect

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  1. NiGeL LeWiS & THe TaLL BoyS – MaRoQuiNeRie 1er novembre 2012 | BoP-PiLLS

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