BuDDy MiLeS – RIP

BuDDy MiLeS - RIP

BuDDy MiLeS – RiP

(5 SePTeMBRe 1947 – 26 FéVRieR 2008)

Les commémos et oraisons funèbres ne sont pas franchement de mises dans ces pages.
Mais il y a des exceptions qui confirment la règle. Là, jeunes gens, il s’agit de Buddy Miles. Vous comprenez ?  Bud-dy Mi-les !!! Buddy Miles.
C’est que la quintessence faite du bûcheron débitant dans le binaire funk rock’n’roll vient d’avoir la très fâcheuse idée de rejoindre deux de ses guitaristes (Hendrix et Bloomfield). Et donc d’attendre avec eux l’arrivée prévue on ne sait quand du troisième : Duane Allman.
Rien moins.

La carrière est assez remplie. Y’a qu’ à voir. Buddy Miles a croisé le fer (en plus du chemin) avec  Carlos Santana, Jimi Hendrix, Mitch Mitchell, Al Kooper, Randy Jo Hobbs, Johnny Winter, John McLaughlin, Herbie Rich, Jim McCarty, Bruce Cameron, Noel Redding, Funkadelic, Bob Hogins, Wilson Pickett, Bootsy Collins, et même George Clinton (Parliament ET Funkadelic), etc. etc.
Sans oublier ses deux groupes : le Buddy Miles Express et l’Electric Flag.

Les caractéristiques sont aussi à l’avenant. Car l’homme avait une frappe peu commune qui faisait de lui un cogneur pachydermique prêt à mourir sur place pour garder le rythme. Son assise est implacable. Et d’une précision suffisante pour en faire un indéfectible gardien de la Mesure. Les yeux rivés dans le tempo, le cerveau callé dans les fûts et les baguettes vissées dans le shuffle pur et dur.
L’ensemble est totalement dépourvu d’imagination, mais ce n’est pas ce qui lui était demandé. Mais quelle technique ! Quelle maîtrise ! Un vrai métronome… comme le sera plus tard Nick Knox chez les Cramps.
Pour les guitaristes, y’a pas mieux.
C’est un bulldozer fantastique qui leur ouvre des voies, toujours carrées, coulées et cimentées dans le béton. Une machine impitoyable. Un monolithe du monolithisme binaire.
Et puis il y a cette voix et ce falsetto de screamer.
Bref, Buddy Miles : un mo-nu-ment.

Je l’ai souvent dit, et Miles Davis bien avant moi : la section rythmique qu’il formait avec Billy Cox était l’une des meilleures sur cette planète et, en tout cas, la meilleure pour Hendrix !
Et puis, voyez-vous, jeunes gens, le premier groupe (formé avec son père, contrebassiste de son état !) dans lequel on trouve Buddy Miles s’appelle les BeBops.

Alors, là, évidement, avec ça…

Ouèche !

Professor BeeB HôPô

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