THe LaDyBiRDS, uN CoiN Du VoiLe eNFiN LeVé !!!

The Ladybirds

Traduction très libre de l’article de Charlie Harvin publié sur son site Tranversal Alchemy au sujet des Ladybirds, cette note le complète par plusieurs informations perso.

(Article mis à jour le 12 novembre 2018 à 00:12)

Il y a longtemps, bien avant le monokini, bien avant les porte-jarretelles affriolants des Runaways, bien avant les turpitudes érotico-tronçonnées de Wendy O’Williams, bien avant que Jim Morrison et Jim Osterberg témoignent, preuves à l’appui, qu’ils sont sévèrement burnés, bien avant…

Ladybirds… Bien avant qu’Amanda Smith-Skinner fusionne le porno hard core et le rock hard cock en créant le groupe Rockbitch lequel, empoignant l’Europe à bras le corps, jouant toutes voiles dehors – et souvent la culotte sur les chevilles ! -, il y eut, dans les mid-sixties, les Ladybirds (en français les Coccinelles : les bêtes à Bon Dieu, pas les caissons), qui elles, jouaient topless, donc sans rien en haut, et tout en bas donc les seins à l’air. Oulala lala, les fripoooonnes ! Mais, on se rassure, elles jouaient sacrément bien et leurs enregistrements, ben ça pourrait bien être du Bangles bien avant la lettre.

Les origines des Ladybirds, au mieux, plus qu’incertaines. Même si la plupart des sources affirment qu’elles sont originaires du New Jersey, aucune preuve formelle ne vient étayer cette probabilité. D’autres sources tout aussi improbables prétendent que c’était un groupe en provenance du Royaume-Uni. Dans une interview accordée par Angel de Satan, l’une des reines du burlesque (entendez effeuilleuse) à Martin Hoyem, fondateur, éditeur et rédacteur du site American Ethnography, la strip-teaseuse déclare :

 The craziest thing [Davey] Rosenberg did was the all girl topless band. He said: “Do you want to be in a band, Angel? We’re getting an all girl band together.” And I was like “yeah, cool,” because I could play a lot of instruments. I couldn’t play them well, but I could play them well enough to get by. I was going to be the bass player. And so we all get together around the table, and he goes: “Oh, did I tell you this is a topless band?” I’m a 44 DD and he wants me to play Fender bass topless?! Where am I going to put … you know … I had to play way down here, that’s what I had to do….

Et plus loin:
Yes. The Ladybirds was the first band. They went on tour, and so they started another band, The Hummingbirds, so they could still have one all girl topless band play San Francisco. That’s the one I was in, The Hummingbirds”.

Il semblerait donc que les Hummingbirds qui jouaient également topless furent lancées alors que les Ladybirds étaient en tournée. Et Angel de Satan de déclarer clairement que le but avoué des producteurs était qu’il reste en permanence un groupe féminin topless à San Francisco.
Néanmoins, en mars 1973, un groupe de filles, toutes topless, lui aussi nommé les Ladybirds, est en concert au Granary de Bristol, UK. Sur son site, le Granary donne ces Ladybirds là comme suédoises originaires de Bergen. Et effectivement elles tournèrent beaucoup en Europe. Je viens d’ailleurs de trouver une vidéo d’un concert des allumettes suédoises en Italie à Sienne en 1977.  Mais l’inventeur de la vidéo pense qu’elles sont danoises. Comment savoir, avec tout ça ! Or détail intéressant, les suédoises sont quatre. C’est un quator, si !, alors que le groupe yankee est un quintet. Voir les photos. Sinon, il y a des possibilités réelles que deux (peut-être même plus) autres groupes féminins “seins-nus” aient aussi porté le nom de Ladybirds. Bref, c’était les années 60 et le monokini. En 70 les nanas virent les soutifs, mais ceux des bikinis ! Ça va, là, vous suivez ? Un p’tit café ? Rassurez-vous, on est pas au bout de nos peines. 

Car, pour compliquer encore un peu plus les choses, un autre groupe féminin américain mais très décent celui-là, tout bien habillé, coiffé, pomponné et tout propre sur lui, baptisé …… Ladybirds, comme par hasard, ouvre pour les Stones en 1965 (*).
Avec l’acide qui circule à l’époque, ces demoiselles auraient pu prendre un nom plus original, mais peut-être n’étaient-elles pas adeptes de petites pilules paradisiaques…
Quoi qu’il en soit, le topless combo, le premier, celui dont au sujet duquel il est en question au début de cette note, se produisait souvent à Las Vegas et à Hollywood à la fin des années 60. On l’aperçoit même dans le documentaire  “The Wild, Wild World Of Jayne Mansfield”, lorsque l’actrice va les voir au Blue Bunny, un club hollywoodien.
L’heure de gloire du premier groupe féminin topless sonne enfin lorsqu’il joue les vedettes américaines pour les Yardbirds lors de leur concert du 8 septembre 1968 au Fjordvilla Club Paramount situé à Roskilde, au Danemark. On raconte même que certains membres des Yardbirds ….
Dans la kyrielle de groupes qui adopteront “Ladybirds” pour figurer sur leur carte de visite, il y a encore un groupe mixte, originaire de Louisville, Kentucky, avec un actif de deux albums à tomber par terre (“Whiskey & Wine” – uniquement en MP3 et “Shummy Shimmy Dang” – uniquement en cédé…..). Et pour corser le tout, savez-vous comment s’appelait le trio féminin qui minaudait derrière Benny Hills ? Je vous le donne dans le Hill : les Ladybirds ! 

Enfin comment parler de Ladybird sans au moins évoquer la composition de Lee Hazlewood (“Ladybird”, ben voui) pour Nancy Sinatra qui posera, dans le numéro de Playboy daté de mai 1995, entièrement nue, oulala-lala ! et “belle, sans ornements, dans le simple appareil d’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil”, comme l’a écrit Racine.
Allez, je lui laisse le dernier mot et vais bailler aux corneilles en pensant à toutes ces beautés. J’ai des faiblesses.
Ouèche !!!!!

Professor BeeB HôPô

(*) Selon mes recherches et ma documentation, ces Ladybirds là, originaires de Fullerton (Californie), ont ouvert pour les Stones le 11 novembre 1964, à Milwaukee.  Elles ont aussi et très certainement fait leur première partie lorsque la deuxième tournée des Pierres Roulantes est passée par la Californie les 2, 3, 4 et 5 décembre 1965. Elles avaient un répertoire essentiellement constitué de reprises des grands succès du moment ou de mammouths genre Beatles et Byrds. Le groupe splite fin 67 et Rosemary Butler, la bassiste, fonde Bertha, groupe entièrement féminin lui aussi. Au vue du gabarit de sa chanteuse et guitariste qui ressemblait plus à Mama Cass qu’à Grace Slick, le nom était idoine. Slogan de ce quator : Bertha have balls (trad : Bertha en a une paire). Deux albums, à mon avis pas si anecdotiques que ça, sortent sur Dunhill. Ingénieur du son pour le premier : Dave Hassinger connu pour son travail avec les Stones de 64 à 66. Le hasard (?) fait bien les choses.

P.S. : Un grand merci à Charlie Harvin pour l’autorisation de traduction et de publication des photos. Et avec, un grand bravo pour avoir tenté la première synthèse des connaissances sur ce qui reste l’une plus grandes énigmes de l’humanité.

PS 2 : attendez-vous à d’autres mises à jour de cette note, car j’attends d’autres infos et photos. L’article sera alors des plus exhaustifs.

Bop-Pills_Trait_rouge

8 Commentaires

  1. Merci cher Prezidan pour cette nouvelle mouture sur les Ladybirds. Comme j’ai du déjà te le dire, je suis en contact mail (espacés) avec Baby des Rockbitchs sur lesquelles je voulais faire un docu-reportage en Lorraine, mais faute de fric et de voiture avec chauffeur c’est repoussé. Quand aux Bangles je préfère de loin les Ladybirds. Il est sorti chez ACE une belle série de 3 CD “girls with guitars” il me manque le numéro 2, mais hélas pas de Ladybirds dans cette collection.

  2. Oui j’avais vu ce groupe sur internet, merci pour toutes ces notes précieuses, quel groupe magnifique, c’est la fête à la mamelle !

  3. Cher Professor
    Merci beaucoup pour vos lumières qui me font du bien dans la tête, dans les oreilles et dans la culotte. Votre dévouèche.

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