RoBeRT LoCKWooD Jr – 2/2 – LeS RéPoNSeS –

C’est Jean-Pierre Liégeois, jeune habitant du Gard, qui fait un sans faute sur ce questionnaire.

Toutes félicitations, Jean-Pierre. C’est ta troisième victoire. “Bravo Jean Pierre, tu dois continuer ainsi (*)”.

Bop_Pills_Robert_Lockwood_Jr_11) Sa date de naissance est le :
a) 27 mars 1915 : Le lieu : Turkey  Stratch, bourgade proche de Helena, Arkansas. 
Il est de notoriété  publique que, 1915 est aussi l’année où naissent : Muddy Waters, Willie Dixon, Little Walter Jacob, Memphis Slim, Johnny Shines. Comme d’aucuns l’ont judicieusement remarqué, ils se rencontreront tous… à Chicago. En général dans les studios Chess.
b) 29 février 1917
c) 26 janvier 1913

2) A quel âge quitte t-il l’école ?
a) 4 ans
b) 15 ans
c) 7 ans : … après être revenu d’un bref séjour à Minneapolis. Spécialiste des escapades en tous genre, atteint d’une bougeotide aigue, il vagabonde à travers tout le delta du Mississipi. Parties, musicien dans les rues lui assurent le minimum vital.

3) Quel est son premier instrument ?
a) le bugle
b) l’harmonium : lequel harmonium se trouvait chez ses grands-parents qui vivaient dans une pièce unique. L’instrument siégeait entre une collection de disques et un phono à pavillon. Lockwood avait été placé chez ses grands-parents alors que son père (Robert Lockwood Sr) et sa mère (Estelle Coleman) étaient en pleine séparation. Laquelle vécut une parfaite histoire d’amour avec un certain Robert Johnson, deux photos connues à ce jour !
c) la contrebasse

Bop_Pills_Robert_Lockwood_Jr_034) A quel âge apprend t-il à jouer de la guitare et avec quel maître ?
a) 11 ans avec Robert Johnson. C’est la suite logique de la réponse à la troisième question. Bien que désirant jouer du piano, Lockwood Jr. prête une oreille au jeu de Johnson de quatre ans son aîné. On sait que Johnson lui montrera un nombre incalculable de plans. Mais uniquement deux fois. Protection ultime… des fois que l’élève dépasse le maître.
On raconte même qu’ils ont joué ensemble sur la Sunflower River, à Clarksdale comme il se doit. Chacun sur une rive. On raconte encore que le public n’a jamais pu deviné qui était Johnson.
Par la suite, outre Johnson, Lockwood emprunte beaucoup à Charlie Christian et T.Bone Walker. Il leur chourave de nombreux licks propres au genre. Traits qu’il ramène dans le blues 12 mesures. Très certainement, il est l’un des tous premiers, sinon le premier guitariste de blues à faire cette percée.
Quoiqu’il en soit, tous les bouges et autres bouibouis de l’Arkansas au Mississipi, Lockwood les avait tous écumé à 15 ans. C’est formateur !
b) 18 ans avec Elmore James
c) 35 ans avec Muddy Waters

5) En 1934-35, il fait la rencontre d’un illustre harmoniciste. Lequel est-ce ?
a) Albert Raisner
b) Sonny Boy Williamson (Alec Miller) : qu’il rencontre au hasard de ses pérégrinations et avec lequel il jouera à Clarksdale. Ville qui a vu naître John Lee Hooker, Muddy Waters, Howlin” Wolf”, Ike Turner, Junior Parker, Earl Hooker, Bukka White, Son House, Sam Coooke, et quelques autres pointures du même acabit. ….
En 1941, Lockwood retrouve SBW qui l’embauche pour son émission “King Biscuit Time”, diffusé sur les ondes de KFFA. Lockwood sera intégré dans les King Biscuit Time Boys. Et c’est en 1941 qu’il enregistre son premier disque derrière Doc Clayton…
c) J.Geils

6) Il a été l’accompagnateur d’un autre illustrissime harmoniciste avec le quel il a enregistré deux grands classiques du blues. Qui est cet harmoniciste et quels sont les titres
a) Little Walter : lls enregistrent ensemble un sacré paquet de tube pour Chess : “Last Night”, “Mellow Down Easy”, “I Hate To See You Go”, “Going Down Slow”, “Everybody Needs Somebody”. Arrêt.
– Tous sont enregistrés avec une sacrée section rythmique : Willie Dixon à la contrebasse et Fred Below à la batterie.
– Enregistré le 25 janvier 1995 c’est le samedi 12 mars que “My Baby” décroche la première queue des Mickey du Top R’n’B US. Ce n’est rien qu’une relecture de “That Train” un vieux gospel que Willie Dixon se réapproprie allant même jusqu’à le signer. Pourquoi pas, tant qu’on y est.
Inutile de dire que le riff de guitare va en inspirer plus d’un.
“Mellow Down Easy” n’aura pas le même bonheur. Enfin… ce sera l’un des titres de Walter les plus repris. Black Crow, Carey Bell, John Hammond, Buddy Guy, Smokey’ Joe Kubek, ZZ Top, etc., etc., l’intégreront  à leur répertoire. Et encore une fois, le riff fera mouche.
b) Lew Lewis
c) Sugar Blue

7) Auquel de ces monstres aurait-il à jouer de la pelle ? 
a) M.T. Murphy
b) B.B.King …. Surtout….Évidemment, il ne leur a pas appris, à proprement parler. Mais, pour ce qui est de Blues Boy étant donné qu’il avait joué ensemble en 47 dans les clubs de Beale Street, à Memphis, il lui a prodigué pas mal de conseils. Entre autres : il avait décelé des erreurs minimes de placements rythmiques chez Ridley .B. King. Et, Loxkwood lui aurait conseillé de s’adjoindre une section de cuivres.
c) Luther Tucker

Bop_Pills_Robert_Lockwood_Jr_048) Robert Lockwood Jr jouait sur quel type de guitare ? 
a) 5 cordes
b) 9 cordes
c) 12 cordes : c’est en 1965 qu’il se convertit à la 12 cordes. Et ce, grâce à sa femme qui achète pour $75 une Guild à un étudiant de l’université de Cleveland. La guitare est neuve, sans plaque de protection. Il y 6 cordes et l’une des douze mécaniques est cassée. Son luthier, qui vendait le même modèle pour $800 exécute les réparations pour une somme de $28. Lockwod délaisse l’instrument pendant plusieurs mois. Jusqu’au jour où… Cette guitare qui sera, dit-il la meilleure des 12 cordes qu’il n’ait jamais possédéés, sera suivie de neuf autres 12 cordes acoustiques. Puis il passe à l’électrique. Et toutes les grandes firmes U.S. (Gretsch, Washburn, Fender et même Gibson – qui est connu pour être une peu rat sur les bord-), de passer des instruments dans un bel ensemble.
Mais bien avant, il avait joué aussi sur une multitude de râpes normales, six cordes. Dont une Gretch Country Gentleman, un modèle Chet Atkins avec le nom Chet Atkins gravé sur la tête de manche. C’est que Lockwood, on le devine, était un grand fan de C.A.

10) A la fin de sa vie, il était endorsé par une marque de guitare japonaise. Laquelle ? 
a) Ferrnandes
b) ONG  (Open Natural Guitar Inc.) : Elle avait été fondée par « Moony » Omote, un ancien de Fernandes, firme dans laquelle il avait travaillé dans les années 70. ONG avait fabriqué la célèbre BLUES T.Bone 12 cordes de Lockwood. T.Bone était le nom des guitares bleues,  Elmore pour les guitares à prédominances verte et Muddy pour les guitares teintées rouge.  Lockwood avait reçu la sienne pour ses 85 ans des mains de Michael James, promoteur du Chicago Blues Legends. Toutes les guitares ONG étaient entièrement faites à la main. ONG avait un magasin à NYC. Little Milton, Mick Taylor, Otis Rush, Clarence « Gatemouth » Brown ont tous, un moment ou à un autre, joué sur le modèle BLUES.
c) Washburn

11) Il est décédé en 2006, quel jour et quelle date ?
a) Vendredi 29 février 2007
b) Mardi 21 novembre 2006 : à l’University Hospitals Case Medical Center, Cleveland. Il avait été hospitalise pour un vilain trouble vasculaire cérébrale. C’est une insuffisance respiratoire qui sera la cause de son décès. Il avait 91 ans
c) Samedi 21 octobre 2006

Professor BeeB HôPô

P.S. : Ce quizzz doit beaucoup à l’article très documenté de Bernard MONNOT publié dans “Blues Magazine” (n°44, avril/mai 2007)

(*) d’après une authentique évaluation d’élève faite par un instit’…

Bop-Pills_Trait_rouge

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*