T-BoNe WaLKeR – “WoMaN, You MuST Be CRaZy” et “GoiN’ To CHiCaGo BLueS”

T-Bone Walker - JATP

Jour pour jour, ça fait 32 ans aujourd’hui qu’il est mort. D’une pneumonie. Le 16 mars 1975. A Chicago.
La guitare que l’on voit ici est une Gibson ES-5 avec trois micros P90’s.
Utilisée dès la fin des 50ties/début 60ties, branchée sur un Bassman, elle remplaça, avec la célèbre “Barney Kessel” (guitare qui n’a jamais sonné aussi moelleux médium que dans ses mains et sous ses doigts) son inséparable Gibson 400 “blanche”, aux micros déphasés, volée à Bordeaux fin 1969.
Quant à cette séquence, elle est tournée lors du “Jazz At The Philarmonic”, en Angleterre au “Poplar Town Hall”, le mercredi 30 novembre 1966 pour le compte de la BBC. Deux morceaux du répertoire de T-Bone (Aaron) Walker : “Woman, You Must Be Crazy” et “Goin’ To Chicago Blues”. Ah ! bah ! faut un minimum …

Notez les grandes spécialités de T.Bone, très audibles et visibles ici :
– l’emploi évident de la gamme de Sibémol.
– l’alternance binaire/ternaire
– et les doubles-croches qui sont sa marque de fabrique.
Matez aussi le passage sur “Woman You….” où T-Bone passe le relais à Clark Terry.
Tout est dans le regard, aucun geste. Professionnalisme et complicité…

Pour le reste, sur le plateau, ben il y a ce que il est convenu d’appeler des pointures : Dizzy Gillespie, Clark Terry, Coleman Hawkins, Zoot Sims, Louis Bellson, Jimmy Moody, Benny Carter, Bob Cranshaw and Teddy Wilson.

On a vu pire ….

Ouèche !

Prof.

PS : Avec un affectueux clin d’œil à  Pierrot, qui a eu la très bonne idée de me faire découvrir T.Bone Walker en me prêtant le classieux LP : “Funky Town”.  Et la très mauvaise idée de partir on ne sait où.
C’est con des fois les potes….

Trait_noir

9 Commentaires

  1. Merci pour le commentaire. Des comme-ça, tous les jours !
    Avez-vous lu celui de JF Pitet grand spécialiste de Cab calloway (deux commentaires avant le votre) ? Et ma réponse… Je l’ai écrite sans savoir que, un tantinet moqueur, j’étais pas si loin que ça des évangiles selon la famille Walker.
    T-Bone est en tout cas l’un des plus grands. J’ai chez moi une bonne partie de son œuvre (et je suis toujours ébloui par la force tranquille et la douce puissance de sa voix, par son hypnotique jeu de guitare. Et par son timbre de guitare si boisé qu’on a l’impression que ce sont les bois de sa Gibson qui chantent. A mon avis, l’un des plus beaux. Le plus beau ?
    En tout cas et de toute évidence, on est pas les seuls à aimer T-Bone ! Tant mieux…

  2. Impressionné par la qualité de l’image, du son, et surtout par la musique. Brochette grandiose de musiciens, moi je suis fou de Dizzy. Groove terrible, et une bonne petite dose de sauvagerie, par en-dessous…
    Voix parfaite, et puis, la sangle sur l’épaule, comme un cavalier en amazone, quoi!
    Merci, c’est du nectar.

  3. … Et rlan ! Ça c’est dit B-Goudi, ça c’est envoyé P-Tet !
    Rappel de cette scène bien connue des jazzeux, surtout les Hi-De-Ho’s addicto-maniacs : la première audition de T-Bone devant C-Ab. Que même lorsque C-Ab, pour la première fois de sa vie, il voit et entend LE T-Bone, ben le C-Ab, sur le coup, i devient tout rouge (de colère) et tout vert (de honte). Si bien qu’a la fin de l’audition, le C-Ab, ben il riait…. jaune, le C-Ab. Mais pas un jaune cab yankee, nan, plutôt un jaune caille-lait.
    C’est pour ça que, depuis cette audition, Cab rit au lait.
    Voilà, c’est comme ça que ça s’est passé pour de vrai….
    Ben si !

    Pr-Beeb”Walker” Hopo

  4. C’est pas pour la ramener encore avec Cab Calloway, mais le T-Bone, il a joué dans l’orchestre du roi des zazous. Si ! Parfaitement. Puisque je vous le dis : http://thehidehoblog.zumablog.com/index.php?sujet_id=1010 (en même temps, au niveau des dates et des papiers que j’ai pu regarder, je n’ai pas trouvé de trace “officielle”. Mais quand un mensonge est raconté plusieurs fois, il devient une vérité et nos amis musiciens – rockeux compris – ont l’habitude de raconter des pipots aux journaleux trop contents d’avoir quelque chose à raconter…)

  5. A ma connaissance, sur T-Bone, il n’y a qu’un seul bouquin qui vaut ce qu’il vaut, mais au moins il est là : http://www.amazon.com/Stormy-Monday-T-Bone-Walker-Paperback/dp/0306804131/ref=pd_bbs_sr_2?ie=UTF8&s=books&qid=1208276004&sr=1-2. Il y a une 15zaine de photos !
    C’est dedans que j’ai repris l’info de la Super 400 ! Et il y est bien précisé qu’elle était blanche !!!!!! Pour la ES-5, il y a des infos un peu partout sur le Net. Je crois qu’elle n’était pas si différente de celle de C.Christian ! Qui en a possédé une …. blanche !!!

    Professor Beeb Hopo

  6. Merci de votre réponse, vous êtes tout excusé.
    Dans ce cas s’est-il fait oui ou non voler une guitare et si oui laquelle ?
    J’apprécie entre autre beaucoup T-Bone mais malheureusement même avec internet je n’arrive pas à trouver beaucoup d’infos sur ce guitariste.

  7. @xmenrock
    Vous avez raison ! il s’agit d’une erreur de ma part ! C’est d’autant plus vrai que Gibson (selon mes sources) n’a jamais fabriqué de Super 400 blanche !!!
    Ouèche !

  8. J’ai lu avec intérêt votre biographie en ligne sur T-Bone Walker.
    Je m’intéresse également à ce guitariste qui à influencé grand nombre d’artistes d’aujourd’hui.
    Je connais également sa Gibson ES-5 avec trois P-90 qu’il utilisa début 1950, sa Barney Kessel qu’il utilisa ensuite mais je n’ai jamais entendu parlé de sa Gibson Super 400 “blanche”.
    Avez-vous des photos de cette guitare ? A quelle période l’a t-il utilisée ?

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