HaT FiTZ aND CaRA RoBiNSoN : “WiLey WayS”, “BLaCK CaT BoNe” & “FReDDy SPaGHeTTi”

HaT FiTZ aND CaRA RoBiNSoN

Là, ici, c’est ma dernière tocade en date, mon dernier coup de foudre à ce jour, ma dernière lubie du moment. Up to date.
Deux Australiens (un duo en quelque sorte !) qui chantent le blues comme personne depuis Muddy Waters et Warumpi Band (*).
Ça fait pas moins de dix jours que Hat Fitz et Cara Robinson tournent en boucle sur le pécé et dans mon Archos (j’ai pas de Ipod, bon, et alors ?).
Pour dire vrai, j’ai pas écouté autre chose depuis. Toutes leurs vidéos sur TonTube, je les ai vues et revues, écoutées et réécoutées. Une par une. Impossible de décrocher !
Chuis comme ça : un peu sujet aux coups de cœur à répétitions. C’est en quelque sorte mon côté cardiaque sans l’être.
Alors pour le coup, cette note en quatrième vitesse…. en attendant que la commande passée sur Ah-ma-zone illico presto arrive. Ce qui peut demander parfois un certain temps…

Nonobstant ce qui précède, ces dernières années la mode est aux duos bi…sexués, je veux dire par là, couple, mais couple hétéro. Disons qu’avant on avait les Everly Brothers. Ou Tom et Jerry. Nan ! pas le cartôôn, mais les futurs Simon & Garfunkel.. Ou Zager & Evans. Et aussi Hardin & York. Sans parler de Santo & Johnny. Que du masculin pur mâle.
Or, figurez-vous que depuis peu, la tendance duo est à la parité. Signe des temps sans doute.
Exemples : White Stripe pour le gros rock qui tache. Ou plus légers, mais plus tellement excitants, les Kills qui se situent aux confins du punk, de la niou-ouève et du post-pounneque. Et du blues, mais alors très aux confins. Or, du blues c’est ce dont il est question ici. A ceci près, que le blues en question, ben il est australien.

Pour en revenir à Robinson et Fitz, leurs voix, d’une féminité et d’une virilité peu rencontrées depuis des lustres, sont magnifiques, sublimes. C’est là qu’on est super fiers d’en… être ou d’en… avoir !
Sans parler de leur immense background qui va de Maxwell Street au bush, en passant par Blind Willie Johnson, Fred McDowell et Blind Willie Mctell, dans certaines mesures, leurs arrangements rappellent un poil le Velvet, oui le Velvet Underground. Mais avec de l’harmonica et du flutiau, instruments totalement méconnus de Lou Reed et ses acolytes.
Bref, ce duo est ma plus grande découverte depuis Elmore James et Bessie Smith, Big John Wrencher et Big Mama Thornton, Charlie Patton & Memphis Minnie.  Ou, surtout, surtout, Joe Hill Louis et Jessie Mae Hemphill avec qui Robinson et Fitz méritent largement la comparaison. Tous  n’étaient pas des duos, et encore moins des couples. Mais ça aurait bien collé. Dans ma tête tout du moins.

Bon, là, je dis ça, c’est pour situer un peu. Juste pour donner une idée vague plutôt qu’une vague d’idées. Mais, quoiqu’il en soit de mes élucubrations, peu de guitaristes sont arrivés à exprimer autant que Hat Fitz avec si peu de moyens. Le bougre joue entre autres guitares sur un Dobro réalisé sur mesure par Beeton Guitars qui officie pour Bob Brozman. Hitz s’est même bricolé une guitare à une corde sur une croûte de sapin. Il utilise un bottle-neck en cuivre et se sert très souvent de canettes de verre pour slider. Ça garantit l’authenticité de la démarche.
Idem pour ce qui est des percussions de Cara Robinson. Washboard, la Laden du prolo américain noir ou blanc, et dés à coudre. C’est pas minimaliste ça ? Quant au kit de batterie, il est à l’avenant.
Et puis, et puis, encore une fois, ces voix ….. Qui leur permettent de raboter les fioritures, gommer l’inutile et d’éviter tous les remplissages abracadabrantesques des productions up to date. Tout ça, c’est tellement en symbiose et à l’unisson qu’on croirait entendre un “One Man/Woman Band”.
Pour tout dire, Fitz et Robinson sont au blues exactement ce que “Bonnie & Clyde” est au cinéma : une véritable épure.
Ouèche !

Professor BeeB HôPô

*) Une petite main se lève timidement, là-bas au fond pour me signaler que Warumpi Band c’est du rock. Est-ce certainement si sûrement sûr et certain ? Une autre à droite pour me dire que Muddy Waters il est pas australien …. Meuh’lot’, j’le crois paaaas . ……

PS : un grand merci à Vinz et “Tata-Maman” sans qui …. Bla-bla-bla.

PS-2 : Fitz et Robinson étaient à Paris il y a un an jour pour jour ou presque. Grrrrrrr

Bop-Pills_Trait_rouge

 

Bop-Pills_Trait_rouge

5 Commentaires

  1. Il me semble que Cara est irlandaise. Ils ont joué 3 fois à Paris l’été dernier, et ce n’était certes pas la première fois (flyer pour le 21 juillet 2010 : http://www.myspace.com/antre_du_ratel/photos/15743582#%7B%22ImageId%22%3A15743582%7D ) – mais aucun doute qu’ils ne soient très bons ! En principe, retour cet été avec un nouvel album (mais il y’en a bien d’autres de la même eau attendus par ici d’ici là, heureusement).

  2. C’est génial !!!!! Merci pour cette superbe découverte. Moi qui suis fan de blues c’est parfait….Vite une petite tournée en france qu’on puisse vivre ça en live.

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